Ce festival, porté par l’association Karkadé, s’inscrit dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026 de l’Institut Français. Karkadé n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’une première pré-édition, plus courte, s’est tenue l’an dernier dans la ville. Cette nouvelle mouture aura la même ambition : mettre en lumière la richesse et la diversité des littératures arabes et francophones.
« Un autre visage que la guerre »
Pour Anne Millet, l’une des trois cofondatrices de Karkadé, tenir ce festival dans la cité phocéenne « fait vraiment sens ».
« À Marseille, il y a une concentration d'artistes, de chercheurs, de journalistes, de créateurs, de traducteurs, de traductrices qui travaillent avec le monde arabe, qui est assez impressionnante », explique-t-elle.
« On veut valoriser la richesse et la diversité de la création littéraire dans le monde arabe. C'est vraiment quelque chose qu'on veut mettre en valeur dans un contexte politique qui est de plus en plus étroit et étriqué et avec un fond de l'air quand même très raciste. C'est vraiment pour montrer un autre visage que la guerre, que le terrorisme. » Pour ceux qui ne connaissent pas les littératures du monde arabe, c’est aussi une façon de découvrir la région. Et pour les plus connaisseurs, le festival aura la chance d’accueillir des auteurs qui viennent rarement en France.
C’est notamment le cas de l’autrice syrienne Samar Yazbek, qui a écrit Une mémoire de l'anéantissement : les Gazaoui.e.s racontent. Les autrices libanaises Lamia Ziadé et Krystel Abimeri seront également présentes, tout comme l'écrivain tripolitain Souhaib Ayoub, auteur de Le Loup de la famille qui sonnera l’ouverture du festival le 9 juin au Videodrome 2 pour la soirée « D'encre et de lumière, Tripoli entre littérature et cinéma ».
Découvrez le programme complet du festival ici.
- Les cofondatrices de Karkadé : Jule Rubi, Anne Millet et Chirine El Messiri. ©Karkadé
- Photo du pré-festival chez Twali, le 15 juin 2025. ©Karkadé
- Affiche du festival. ©Karkadé




