15 universités en France sont équipées de distributeurs. ©MD

Protection intime, solidaire et écoresponsable

Marguerite et cie propose des protections hygiéniques bio. Pour une box achetée, une est offerte aux femmes les plus précaires.

Gaële Le Noane a créé la marque Marguerite et cie en 2017 à Plobannalec-Lesconil en Bretagne, en réaction à une étude sur la composition des serviettes et tampons hygiéniques.

L’idée lui trottait déjà en tête depuis quelques temps et « puis s’il y a bien quelque chose qu’on devrait recevoir dans sa boîte aux lettres ce sont bien des protections intimes », déclare Gaële.

Après la lecture de cette étude, elle est persuadée qu’il faut donner accès aux femmes à des produits sains. Elle lance alors son projet de box et va plus loin. « J’ai décidé que le concept serait également solidaire : j’en donne autant que j’en vends », lance-t-elle avec fierté. En effet, Marguerite et cie est mécène de l’association ADSF, agir pour le développement de la santé des femmes. « C’est inscrit dans les statuts et c’est le fondement même de mon business modèle. »

Des distributeurs pour lutter contre la précarité

Pour aller encore pus loin, elle invente et fait breveter un distributeur rechargeable de protections hygiéniques gratuites. « Simple d’utilisation, cela ne présente pas de difficulté pour le charger et le remplir pour les structures et institutions qui souhaitent s’en servir. On met simplement une cartouche de recharge dans un boitier mural », explique la conceptrice. Fidèle à ses convictions, le distributeur n’a pas de mécanisme, contient zéro plastique et les recharges sont conditionnées par des personnes en situation de handicap en réinsertion professionnelle.

Depuis septembre 2019, l’Université Rennes II est équipée de ses distributeurs solidaires afin de lutter contre la précarité estudiantine. « Ce sont en moyenne quatre produits qui sont utilisés par les étudiantes, soit moins de 1€ de dépense pour l’université, c’est un budget mais qui revient moins cher que celui du papier toilette par exemple. Ce n’est pas si cher vu que cela concerne toutes les étudiantes », précise Gaële.

Environ 250 000 personnes ont accès aux distributeurs gratuits Marguerite et cie en France et